Corail
Sculptures, porcelaine froide à modeler, 2014

"Miroir,miroir !"
Miroirs dépolis. Multiples limités à 5 exemplaires. 2013-14

Les miroirs dépolis renvoient directement à nos propres fantasmes face à la beauté souvent idéalisée et stéréotypée. Plusieurs sens peuvent être parcourus. Les plus basiques tel quel que «belle», «douce» ou «parfaite», illustrent ce désir d’idéal. Toutefois des doubles sens arrivent avec des mots tel que «fraîche»,«chaude» ou «animal» renvoyant à la fois au corps mais aussi à une attitude.Au corps et au sexe féminin surtout avec des mots comme «humide», «juteuse»,«mouillée» comme si le sexe dégageait un certain aura. Cela rappelant le coté moyenâgeux du statut de la femme étant vu comme «sorcière» ou «mystique»,sorte de pouvoir maléfique dans la séduction.Le dessin d’un utérus dans un miroir en fait un portrait par son format ovale. A mi chemin entre le sexe, l’animal, et l’organique, pourquoi pas une divinité. Il permet d’illustrer les doubles lectures des mots tout en ayant sa propre indépendance. D’autres dessins comme une pomme coupée dont le centre est le corps d’une femme permet d’établir différents liens avec chacun des miroirs.
       















        









          Tresse, 2011
         Cheveux synthétiques, 2m50 

















        « La naissance », 2011

        Installation vidéo, draps, ventilateurs































« Doubt is beautiful », 2010

Échelle 200 x 300 cm, pvc, peinture chrome
Exposition Orientation2, Galerie de l’Esplanade , Metz











          « Âmes en bocaux », 2009

         Installation : bocaux remplis de lait, étagère.
         Projection vidéo, boucle

Comment exprimer la notion de corps-objet ? C'est l'enjeu de cette installation. Comment aussi paradoxalement donner une âme à ces bocaux ? Ils renferment des êtres. Ce sont des fragments de corps s’écrasant contre une vitre. Une main, un visage, une poitrine. Des bocaux qui ne sont plus que des écrans. Dématérialisés, défonctionnalisés. Ces êtres ne sont pas des foetus même si on peut y penser. Via la notion d'enfermement c'est la volonté  d'exister, de vivre qui triomphe. La naissance est donc sous-entendue. Ainsi l'étouffement exprimé justifie la recherche de liberté. Elle humanise car être vivant sans liberté... ce n’est peut être pas l’être du tout.








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